Je n’arrive plus à écrire. Je me sens tellement cassée de l’intérieur, tellement abîmée. Je ne veux pas qu’on soulève le couvercle de mon cœur. On y verrait des milliers et des milliers de morceaux, éparpillés, inrecollables. On y verrait la réalité de ma souffrance. Je préfère que personne ne sache combien j’ai mal. Ca va ? Oui, et toi. Que pourrais-je dire d’autre ? Non, ça va pas. Ca va pas du tout, même. J’ai tellement mal que je vais en mourir. J’ai tellement mal que ça me fait peur. Je pensais pas qu’on pouvait avoir mal comme ça. Je pensais pas que ma vie serait faite de souffrance et de rejet. Je pensais pas que le vide prendrait toute la place et me laisserait agoniser en silence.
Longtemps j’ai pensé que les meilleurs écrivains étaient des êtres torturés qui avaient une histoire à raconter. Une histoire brûlante qui les dévorait de l’intérieur et qui avait besoin de sortir. Mais la souffrance ne fait pas l’écrivain. J’ai une histoire qui est comme bloquée tout au fond. Elle est tragique mais si insignifiante finalement. Et la douleur m’empêche de la raconter.
Longtemps j’ai pensé que les meilleurs écrivains étaient des êtres torturés qui avaient une histoire à raconter. Une histoire brûlante qui les dévorait de l’intérieur et qui avait besoin de sortir. Mais la souffrance ne fait pas l’écrivain. J’ai une histoire qui est comme bloquée tout au fond. Elle est tragique mais si insignifiante finalement. Et la douleur m’empêche de la raconter.